Aider dans le processus de la mort – Apprécier la vie

Définir la mort comme la fin de la vie peut être traumatisant pour la personne mourante et pour sa famille, ses amis et même des professionnels pouvant offrir un réconfort ou une aide à la personne mourante.


Selon U.D., la meilleure façon d’aider autrui au moment de la mort est d’abord d’en finir avec ses propres peurs, par exemple en comprenant que la vie et la mort sont interconnectées à chaque moment de notre vie ; par relation au sommeil profond sans rêve ; et non uniquement avec la situation spéciale ou nous nous séparons de notre corps terrestre. Nous trouvons une description de celle-ci dans la science interne orientale de l’esprit et des phénomènes.

Dans ce cours, nous parlerons de la présence de la mort dans notre vie quotidienne. Nous allons rechercher si oui ou non la vie est un mouvement continu de création, état et cessation, et comment gérer le changement pour nous libérer nous-mêmes de ces peurs inutiles et suivre le rythme naturel du changement instant après instant pour rester dans le flux de l’existence. Nous allons aussi nous exercer à rester avec la sensation de nous-mêmes de traverser le processus de transformation de la mort en utilisant le corps, l’esprit et la réalité imaginaires, en restant en contact avec la créativité de devenir à nouveau. Une compréhension ressentie qui soigne et qui est révélatrice.

Ce cours donne la possibilité de comprendre de façon ressentie la vie, la mort et les peurs existentielles et le fait que la mort, étant partie intégrante de la vie elle-même, n’est pas seulement une condition finale. Une compréhension qui ouvre en même temps à la joie de vivre. Ainsi, nous vous fournirons un outil à la fois pour le développement personnel et pour un usage professionnel thérapeutique.

Amour & Compassion

Ouverture à l’amour et à la compassion

Ressentir un amour et une compassion profonds et sans faille dépend de notre capacité à nous ouvrir à nous-mêmes et aux autres sans résistance ni défense. Lorsque nous sommes ouverts, nous avons l’espace intérieur pour faire l’expérience de ce qui « est » vraiment, sans projection ni attente.

Utiliser les méthodes développée par le Lama tibétain Tarab Tulku XI aidera les participants à se déplacer à travers les couches des constructions mentales et émotionnelles et d’identifier, ressentir et mettre en avant cette dimension intérieure naturelle, dont la caractéristique essentielle est la sensation d’exister sans besoin d’un soutien extérieur – de prendre soin de son propre système. Lorsque nous sommes établis dans cet état d’être naturel, sans besoin d’un soutien des autres, nous nous sentons forts en nous-mêmes et pouvons embrasser toute la vie sans peur, avec curiosité, intérêt et avec un amour sans fin.

Amour et compassion envers l’homme et la nature

Ressentir un amour et une compassion profonds et sans faille dépend de notre capacité à nous ouvrir à nous-mêmes et aux autres sans résistance ni défense. Lorsque nous sommes ouverts, nous avons l’espace intérieur pour faire l’expérience de ce qui « est » vraiment, sans projection ni attente.

La vision que nous avons des autres dépend de la relation que nous établissons avec nous-mêmes. Au delà du corps, des pensées, du langage et des émotions, il existe un niveau d’être qui implique le ressenti de l’existence sans besoin d’autre soutien. Etablis dans notre état naturel d’être sans besoin du soutien des autres, nous nous sentons fort en nous-mêmes et pouvons nous permettre de donner de l’espace à l’expérience naturelle de soi et des autres ; en retour, ceci diminue nos projections.

Ce cours d’été fait partie de l’éducation U.D, Module IV, semaine 1, il est cependant ouvert aux autres personnes qui peuvent être intéressées par cette importante question de développer l’amour et la compassion – cette dernière se référent à l’action naturelle appuyée sur l’ouverture sans obstacle, l’amour.

Ce long cours d’une semaine sur l’amour et la compassion inclut une série progressive de méditations pour harmoniser l’homme et la nature s’appuyant principalement sur la tradition bouddhiste de Manjusri / lignée de la Sagesse, mais utilisant également la lignée de Maitreya. Nous sommes là pour découvrir comment se rouvrir à soi-même et aux autres d’une façon qui faciliterait l’épanouissement de l’amour et de la compassion.

U.D. Module IV – Développement Spirituel


Ce module sera enseigné parallèlement aux modules III A et B en une semaine d’été chaque année.

Conditions préalables :
   a) avoir réussi aux examens des modules I + II
   b) au moins deux sessions individuelles (1 heure chacune) en application personnelle U.D. (débutant au module II) 
Chaque cours : 3 jours avec enseignement, travail en groupe, sessions individuelles et études.
Longueur : 1 an.

Module IV, 1 : introduction à l’amour, la compassion et à la Boddhicitta en théorie et en pratique sur la base de la vue U.D.

Module IV, 2 : introduction à Shamata (« shiné » / Zhi-gnas) et à Vipashyana (« lhaktong » / Lhang-mthong) en théorie et en pratique sur la base de la vue U.D.

Module IV, 3 : introduction au Mahamoudra en théorie et en pratique sur la base de la vue U.D. ou introduction au Dzogchen en théorie et en pratique sur la base de la vue U.D.  ou introduction à : La mort, clef de la création

U.D. Module III B – application psychothérapeutique

Enseignement conjointement ou parallèlement à module III A. Etudes de troisième cycle et formation en application psychothérapeutique UD. Cette partie se termine par un examen.

Conditions préalables :
   a) avoir réussi aux examens des modules I + II
   b) les participants doivent travailler en tant que psychologue, psychothérapeute ou docteur en médecine et avoir au moins un an de pratique psychothérapeutique lorsqu’ils commencent le module III
   c) avoir effectué au moins 2 sessions individuelles (d’une heure chacune) en développement individuel U.D. et deux sessions individuelles (de 2-3 heures chacune) en application psychothérapeutique U.D.
   d) avoir le consentement de la directrice de l’enseignement de TII
Chaque cours : 5 jours avec enseignement, travail en groupe, sessions individuelles et études.
Longueur : 2 ans

Première année en application psychothérapeutique U.D.

Les enseignements formels et l’entraînement à l’art de la relation U.D. sont présentés et approfondis pendant 3 cours :

Module III B, 1 : application psychothérapeutique U.D. avec attention particulière pour :
   – la relation / rencontre thérapeute / patient du point de vue U.D. du sujet et de l’objet et du corps et de l’esprit.
   – processus psychodynamiques conscients et subconscients dans le travail avec les patients.
   – études de cas sur la base de la vue de l’interrelation sujet-objet, en théorie et en pratique.

Module III B, 2 : application psychothérapeutique U.D. avec une attention particulière pour :
   – Dealing with different types of problematic self-referential structures; studying their etiology and how they manifest, applying the appropriate methods from U.D. Psychotherapeutic Application.
   – U.D. specific dual transformation of the problematic core structure / the vulnerable self reference, based on the view of subject-object and body-mind interrelationship in theory and practice.

Module III B, 3 : application psychothérapeutique U.D. avec une attention particulière pour :
   – la dynamique de la peur existentielle et l’application psychothérapeutique du processus de la mort comme moyen de transformation non-duelle de la structure problématique centrale (autoréférences vulnérables) sur la base de la vue sujet-objet, corps-esprit et champ potentiel-matière en théorie et en pratique
   – la gestion du stress du point de vue U.D.
   – résumer le module III de la formation U.D.

+ cours de week-end :

Deuxième année en application psychothérapeutique U.D.
12 mois de travail individuel et de révision des points importants de la formation avec :
    1. participation à deux réunions de supervision de group U.D. centrées sur l’intégration personnelle et l’approfondissement vécu de l’application psychothérapeutique U.D.
    2. poursuite des sessions individuelles d’application psychothérapeutique U.D. et de supervision

+ Compléments de formation :
    1. l’ancienne sagesse du rêve en tant que moyen thérapeutique
    2. liberté émotionnelle (à effectuer lors de la première année du module III B)
    3. sessions individuelles en application psychothérapeutique et en supervision :
        – au moins 10 sessions individuelles en application psychothérapeutique U.D (2-3 heures chacune)
        – au moins 5 séances individuelles de supervision U.D.
    4. cinq études de cas de patients avec lesquels le thérapeute a travaillé constamment depuis au moins 6 mois en utilisant l’application psychothérapeutique U.D.
        Durée des séances de thérapie : 2-3 heures. Une évaluation est faite par la directrice de l’enseignement.

Examen final : l’application thérapeutique U.D. se termine par un mémoire écrit basé sur le processus thérapeutique du thérapeute lui-même et son travail individuel avec des patients en application psychothérapeutique U.D. La théorie de la science de l’esprit et de la réalité U.D., du développement personnel et de l’application psychothérapeutique doit former la base de ce mémoire. Le document final sera remis une fois effectués les sessions individuelles en psychothérapie U.D. et en supervision, les week-ends de supervision et les études de cas.

Cinq études de cas de patients avec lesquels le thérapeute a travaillé constamment depuis au moins 6 mois en utilisant l’application psychothérapeutique U.D.

U.D. Module III A – L’Art de la Relation


Enseignement conjointement ou parallèlement au module III B.

Conditions préalables :
   a) avoir réussi aux examens des Modules I + II
   b) avoir effectué au moins 2 sessions individuelles (d’une heure chacune) en développement individuel U.D. et deux sessions individuelles ( de 2-3 heures chacune) en application psychothérapeutique U.D.
   c) avoir le consentement de la directrice de l’enseignement de TII
Chaque cours : 5 jours avec enseignement, travail en groupe, sessions individuelles et études.
Longueur : 2 ans

Première année d’art de la relation U.D.
Les enseignements formels et l’entraînement à l’art de la relation U.D. sont présentés et approfondis pendant 3 cours :

Module III A, 1 : art de la relation U.D. avec attention particulière pour :
       – l’Art de se Relier aux autres, du point de vue U.D. du Sujet et de l’Objet, et du Corps et de l’Esprit.
       – les processus psychodynamiques, conscients et inconscients, dans le travail avec les autres.
       – le travail avec étude de cas, sur la base de la vue de l’interrelation Sujet-Objet, en théorie et en pratique.

Module III A, 2 : art de la relation U.D. avec attention particulière pour :
       – la gestion de différents types de structures autoréférentielles problématiques, l’étude de leur étiologie et de la façon dont elles se manifestent en utilisant les méthodes appropriées de l’Art de la Relation U.D.
       – transformation U.D. spécifiquement de la structure centrale problématique, appuyée sur la vue de l’interrelation Sujet-Objet et Corps-Esprit, en théorie et en pratique.

Module III A, 3 : art de la relation U.D. avec attention particulière pour :
       – l’entraînement aux méthodes U.D. visant à neutraliser la peur existentielle, à aider et assister les personnes dans le processus de mort, sur la base de la vue U.D de l’interrelation du Sujet et de l’Sbjet, du Corps et de l’Esprit, et du Champ Potentiel et de la Matière, en théorie et en pratique.
       – résumer le module III Unité dans la Dualité.

Cours de week-end :

Deuxième année d’art de la relation U.D.
12 mois de travail individuel et de révision des points importants de la formation en lien avec :
   1. deux week-ends de supervision de groupe U.D. centrés sur l’intégration personnelle et l’approfondissement vécu de l’Art de la Relation U.D.
   2. poursuite des sessions individuelles en Art de la Relation et Supervision.

Compléments de formation :
    1. L’Ancienne Sagesse Orientale du Rêve (à effectuer entre le Module II et le Module III A).
    2. La Liberté Emotionnelle (à effectuer pendant la première année du Module III A).
    3. Sessions individuelles dans l’Art de la Relation et en Supervision :
        – au moins 10 sessions individuelles en Art de la Relation U.D. (1 heure chacune).
        – au moins 5 sessions individuelles en Supervision U.D.
    4. Cinq rapports : en utilisant la vue et les méthodes de l’Art de la Relation U.D., l’étudiant devra suivre 5 cas / relations choisies et leur progression pendant au moins 6 mois. Il y aura une évaluation mise en place par la Directrice de l’Enseignement de TII.

Examen final : l’Art de la Relation U.D. se termine par un mémoire écrit reposant sur l’expérience personnelle de notre propre processus de développement, ainsi que sur le travail personnel avec les autres en art de la relation. La théorie de la Science U.D. de l’Esprit et de la Réalité, le Développement Personnel et l’Art de la Relation doivent être à la base de cette présentation. Le document final sera remis une fois effectués les sessions en Art de la Relation et en Supervision, les week-ends de supervision et les études de cas.

U.D. Module II – Personal Development

Ces 6 cours de développement personnel Unité dans la Dualité mettent l’accent sur les interrelations fondamentales du sujet – objet, corps – esprit et champ potentiel – matière, en théorie et en pratique.

Condition préalable : avoir effectué le Module I. 
Pour chaque cours : 5 jours avec un enseignement, un travail en groupe, des sessions individuelles et des recherches.
Longueur : 18 mois.

Module II, 1 : pésentation remarquable des différents types de consciences fonctionnant toujours sur la base d’une incorporation et classées en trois parties spécifiques à U.D. en termes de (1) conscience conceptuelle, (2) conscience imaginale et (3) conscience du ressenti / conscience unifiante. Nous accèderons à une cartographie vraiment géniale et complète des différents types et niveaux d’interrelations corps et esprit.

1er examen : examen écrit portant sur les quatre écoles de conscience et réalité suivi par une discussion générale.

Module II, 2 : étude de la dynamique des différents type de conscience et de la façon dont elles se relient aux niveaux subconscient et universel d’existence, ce qui permet de réaliser à quel point les empreintes autoréférentielles affectent notre vie au moment du déploiement de l’autoréférence.  Ainsi, nous rendons transparent le mécanisme des autoréférences, ce qui permet de commencer à changer notre expérience de la réalité et de l’améliorer.

Module II, 3 : exploration et redécouverte de nos ressources internes et de nos capacités d’êtres humains pour changer le ressenti de nous-mêmes et nos structures autoréférentielles qui, sinon, surgissent automatiquement et régissent notre vie. Nous allons améliorer ce problème en faisant appel à des ressources extérieures qui sont une aide précieuse et une nécessité lorsque nous atteignons notre sensation d’être la plus profonde / notre santé mentale. Dès lors, il devient possible d’entreprendre la transformation duelle de la structure centrale problématique de façon à redevenir maîtres de nous et à gagner ainsi notre liberté intérieure et extérieure.

Module II, 4 : exploration de la transformation non-duelle de la structure centrale problématique en entrant graduellement dans le processus de mort des autoréférences perturbatrices – ce qui ouvre la possibilité de dissiper les structures destructrices et subconscientes qui nous déterminent. Nous rendrons également transparentes les similarités entre le processus de mort, le processus de méditation élevée et le processus de transformation non-duelle.

Module II, 5 : études et mises en pratique des interrelations et de la nature unitive de sujet-objet, corps-esprit et énergie-matière avec une attention particulière à leur synthèse : Unité dans la Dualité.

2ème examen : éclaircir la vue U.D. et le développement personnel et échanger avec d’autres participants aux cours sur la base des acquis et des expériences des modules I et II.

+ cours de week-end – Contacter et approfondir les capacités personnelles internes sur les sujets suivants :

Il faut en plus 2 sessions individuelles U.D. de développement personnel (1 heure par session). Pour les participants au module III, il faut au moins 2 sessions individuelles en application thérapeutique U.D. (2-3 heures par session). Entre les cours, il est suggéré aux participants de se rencontrer dans des groupes locaux pour discuter ensemble du matériel U.D. et pratiquer les exercices enseignés.List of events: L’Enseignement U.D.Module II, Semaine 1Module II, Semaine 2Module II, Semaine 3Module II, Semaine 4

U.D. Module I

U.D. Module I – Science de l’esprit et des phénomènes

Dans ces quatre cours de base, on étudie des aspects spécifiques des quatre écoles de la science interne de l’esprit et de la réalité qui sont fondamentales pour la mise en application d’Unité dans la Dualité, ainsi que nous le verrons dans les Modules  II, III et IV.

Des exercices choisis de développement personnel seront utilisés afin de rendre transparent le matériel étudié dans notre propre expérience, ce qui permet d’intégrer la connaissance théorique.

  • Conditions préalables : bonne éducation de base et intérêt pour les études et le développement. 
  • Durée : chaque cours dure 5 jours avec des enseignements, des groupes de travail, des sessions individuelles et du travail personnel.
  • Longueur : 1 année

Module I, semaine 1 : Vaibashika – Les études mettent l’accent sur la nature de l’interrelation entre le sujet et l’objet avec une attention particulière pour les six différentes sortes de conscience, c’est-à-dire les cinq consciences sensorielles  ( la vue, l’ouïe, etc.) et la sixième conscience qui comprend la conscience conceptuelle qui pense – et établit ainsi la base de la compréhension de l’interrelation sujet ( esprit) et objet (apparence de la réalité) – appuyée par la grande compilation de Vasubandhu sur l’Abhidharma.

Module I, semaine 2 : Sautrantika – Importantes études épistémologique concernant les savants et yogis de la célèbre université de Nalanda que sont Dignaga et Dharmakirti, où l’accent est mis sur la nature de l’esprit conceptuel et de la réalité conceptuelle qui lui correspond – établissant une importante distinction entre ce domaine de conscience et celui des sens.

Module I, semaine 3 : Yogacara – Etudes d’Asanga, Shtiramati et Vasubhandu (célèbres sages de l’université de Nalanda en Inde) sur les lois de l’évolution concernant la réalité –  comprenant le niveau primordial, le niveau universel et le niveau individuel. Ouverture à la compréhension de ce à quoi se réfère la nature de l’ « esprit » dans l’ancienne tradition – ce qui nous amène bien au delà de l’esprit personnel. Abonder dans le sens de certaines des questions modernes sur la nature du champ potentiel d’existence et de ses relations avec l’objet référentiel / la matière, l’esprit (personnel / transpersonnel, subconscient / inconscient) et ses pôles objet respectifs.

Module I, semaine 4 : Madhyamaka – Etonnante analyse moderne de la nature fondamentale des lois inhérentes à la nature matérielle (réalité référentielle) selon Nagarjuna et Candrakirti (célèbres sages et yogis de l’université de Nalanda – le premier étant surnommé le Deuxième Bouddha). Ces lois inhérentes correspondent bien avec la science moderne, mais avec une tournure toute spéciale puisque ces lois sont comprises sur la base des interrelations dont on a parlé dans les écoles précédentes. De la même façon, l’exploration de la nature de l’autoréférence aboutit à la compréhension que tout (conscience, matière et expérience de la réalité) est relationnel sans référence finale, ce qui est en corrélation avec la science moderne.

Cours de week-end :

List of events: L’Enseignement U.D.Module I, Semaine 1 – VaibhasikaModule I, Semaine 2 – SautrantikaModule I, Semaine 3 – YogacaraModule I, Semaine 4 – Madhyamaka

Introduction au cycle d’enseignement

Mis en avant

LA PHILOSOPHIE ET LA MEDITATION POUR MIEUX VIVRE

Face au stress, à la complexité des relations tant familiales que professionnelles, à l’impression d’être prisonniers de notre mental et d’avoir perdu la connexion avec les besoins fondamentaux de notre corps, à la sensation de ne plus avoir d’énergie ou d’être submergé, nous cherchons tous des réponses.

La méditation et la philosophie, lorsqu’elles sont indissociablement liées, peuvent mener à un véritable « mieux-être » et à un authentique « mieux vivre ».


En créant ce cycle d’enseignement en 1998, suite à 60 années de recherches, Tarab Tulku XI a rendu accessible à chacune et chacun d’entre nous un savoir ainsi que des pratiques uniques. En effet, ses synthèses aussi puissantes qu’originales de la philosophie, de la psychologie et de la métaphysique bouddhistes, s’accompagnent de techniques méditatives et transformatrices inspirées des Tantras, adaptées à quiconque évolue dans la société occidentale contemporaine.

Le Dalaï-lama voit dans ces enseignements la synthèse laïque qu’il appelle de ses vœux depuis des années, laquelle lui semble être le cœur des enseignements tels qu’ils devraient être universellement transmis. Dès 2017, cet enseignement sera intégré au programme de quatrième année du Bachelor en Philosophie Bouddhiste du Dalaï-lama Institute for Higher Education de l’Université de Bangalore.

L’ensemble de ce contenu et de ces pratiques est transmis de manière laïque, selon une pédagogie adaptée à l’esprit occidental.

Toute la puissance et l’originalité de la recherche de Tarab Tulku XI, ainsi que les techniques de méditation qu’il a optimisées pour l’homme moderne, vous seront transmises au cours de ce cycle d’enseignement.

La formation synthétique – (Philosophie, Psychologie et Méditation) – créée par Tarab Tulku XI est donc le fruit de toute une vie de recherche, au cours de laquelle il remit systématiquement en question les concepts philosophiques, traductions erronées, pratiques de méditation mal comprises ou maladroitement appliquées, de façon à préciser et faciliter la compréhension des Occidentaux.

Ayant lui-même mené, durant ses quarante années d’exil en Europe, une vie normale d’homme moderne, Tarab Tulku XI en a personnellement expérimenté les différentes problématiques. Sur la base de cette compréhension intime, et de ses recherches liées à la pratique de la méditation, Tarab Tulku XI a finalement élaboré cette présentation pragmatique de la psychologie et de la philosophie bouddhiques.


UNE APPROCHE MODERNE ET LAÏQUE PENSÉE POUR LES OCCIDENTAUX

Tarab Tulku XI a insisté sur la puissance du lien corps-esprit présent en l’être humain. Son approche permet :

  • de la comprendre (par la théorie),
  • de la ressentir (par l’exercice de la méditation),
  • d’apprendre à l’utiliser (par des techniques thérapeutiques de transformation),
  • de l’apprivoiser pour devenir maître de soi-même et de sa propre énergie, indépendamment de l’environnement extérieur – physique, géographique ou social,
  • d’apprendre à la canaliser afin de développer son aptitude à être aidant ou soutenant pour autrui.

Tarab Tulku XI a également mis l’accent sur la compréhension de l’interrelation entre sujet et objet, entre champ potentiel et matière: sur ces points précis, la philosophie orientale s’accorde avec l’attitude déconstructiviste propre à la physique quantique, aux théories de l’information et à l’astrophysique, vis-à-vis de toute théorie et conception fondées sur « l’essence » des choses.

Par ailleurs, il a mis en évidence ce qui, dans la philosophie et les pratiques méditatives, permet de passer de la compréhension du monde basée sur l’interrelation, à la compréhension des mécanismes et implications de l’interrelation dans la réalité quotidienne.

Son approche permet donc de mesurer l’utilité de la compréhension de ces interrelations pour l’équilibre et la sérénité de nos vies quotidiennes et le développement personnel et/ou spirituel.


Paradigme central d’Unité dans la Dualité

Il se trouve une sagesse universelle et intemporelle développée et véhiculée par la science interne orientale et qui concerne l’existence humaine et l’existence de l’univers. Cette sagesse est si ancienne qu’elle pourrait bien avoir été en contact avec les connaissances occidentales, bien avant qu’elles ne se déploient en Orient dans la sphère indienne et plus tard au Tibet1 . Elle comprend la connaissance que notre monde, apparemment solide, est sujet, dans sa nature la plus profonde, à un processus continu de production et de cessation et qu’il est, à sa racine, interrelié à tout le reste en unité ; et que tout ce qui existe a une nature causale et interdépendante. Ce qui signifie que chacun des phénomènes n’existe – dans la dualité – que par la conjonction de causes et de composants innombrables à chaque instant. En sanscrit, la nature interreliée de l’existence est appelée pratītyasamutpāda et en tibétain « Tendrel ». UNITÉ DANS LA DUALITÉ émane de la science interne de l’Orient véhiculée par l’expression traditionnelle bouddhiste de cette connaissance universelle.

Le point de vue spécifique d’UNITÉ DANS LA DUALITÉ est exprimée au mieux par le paradigme central des trois unités interreliées du sujet et de l’objet, du corps et de l’esprit, et de l’énergie / champ potentiel et de la matière.  Comprendre ces interrelations dans toutes leurs implications et les intégrer à notre propre expérience personnelle constitue le cœur de l’approche holistique de Tarab Tulku XI et son intérêt le plus profond.

 1. L’interrelation du sujet et de l’objet.

A l’intérieur de la science bouddhiste de l’esprit2 se trouve une analyse précise des outils perceptifs et cognitifs du sujet, lesquels correspondent exactement et exclusivement à leurs pôles objets perceptifs et cognitifs respectifs (expérience). D’un côté se trouvent les cinq consciences sensorielles qui facilitent la perception des cinq objets des sens, et de l’autre se trouve ce qu’on appelle sixième conscience qui sert à la cognition, au ressenti etc. des pôles objets respectifs3.
Ce qui signifie que notre perception et notre cognition de l’objet ne peuvent jamais conduire au delà de la capacité spécifique des outils respectivement perceptifs et cognitifs. Grâce aux caractéristiques spécifiques de ces outils, le sujet fait donc l’expérience de l’objet référentiel sous la forme particulière dont elle est perçue (pôle objet) : sans les consciences sensorielles qui perçoivent, la réalité sensorielle n’existerait pas sous cette forme et sans la sixième conscience cognitive, la réalité cognitive n’existerait pas non plus sous cette forme. En même temps, sans l’objet référentiel, les consciences sensorielles et la sixième conscience ainsi que leurs objets ne pourraient pas s’élever à l’intérieur. Donc, nous pouvons en conclure qu’à la fois au niveau sensoriel et au niveau de la sixième conscience, le sujet et l’objet viennent à l’existence simultanément et de façon interdépendante. Ceci est la cause première et la raison de l’interrelation du sujet et de l’objet.

Bien plus, le degré de subtilité des outils perceptifs / cognitifs correspondant détermine la nature de la réalité qui peut être expérimentée. Plus les outils du sujet sont affinés, plus le niveau de l’objet est pur ou subtil. Ceci est la seconde cause ou raison de l’interrelation du sujet et de l’objet.

Pour finir, d’après l’une des écoles philosophiques bouddhistes4, le sujet et l’objet émanent d’une même racine. Du fait d’une empreinte énergétique5 extrêmement subtile au niveau fondamental de la « conscience » universelle, il y a une dissociation entre « soi » et « autre »6 qui introduit le dualisme dans l’existence. A partir de là, la dissociation dualiste se manifeste en formes de plus en plus grossières jusqu’à atteindre notre niveau de sujet et d’objet. C’est ainsi que l’empreinte énergétique subtile sur le niveau fondamental de conscience est, en un sens, le facteur déterminant pour le développement des différents niveaux d’ « esprit » et de « corps » (pôle sujet)  ainsi que, de l’autre côté, pour l’expérience des objets respectifs (pôle objet). Ceci est une troisième cause et raison de l’interrelation et de l’unité du sujet et de l’objet.

Pour ces raisons ou du fait de ces causes, d’après Unité dans la Dualité, l’expérience de l’objet se fait constamment par rapport au sujet, à la fois au niveau théorique et au niveau pratique / expérientiel7, d’où il découle que les outils respectivement perceptifs et cognitifs sont les points à prendre le plus en considération. Le sujet (esprit) est donc vu comment étant le facteur clé de l’expérience individuelle de la réalité.

2. L’interrelation de l’ « esprit » et du « corps »

Les composants de base du sujet sont l’esprit et le corps. A partir du corps physique et de l’esprit ordinaire, ces deux aspects peuvent se retrouver dans différentes formes d’ « incorporation » et de « nature d’esprit » à des niveaux du sujet de plus en plus profonds et subtils.

Au niveau le plus extérieur, le sujet possède un corps matériel grossier avec cinq organes des sens et cinq facultés sensorielles8. Ils posent le cadre d’un esprit grossier constitué des cinq consciences sensorielles qui perçoivent et de la conscience du sixième sens. A ce niveau de corps et d’esprit, le sujet est enfermé dans les limites spatio-temporelles ordinaires.

A un niveau plus subtil, le sujet possède un corps plus subtil9 doté de sens corporels subtils. Cette « incorporation » pose le cadre des cinq consciences sensorielles subtiles et de la sixième conscience qui a donc les capacités cognitive et intuitive qui lui correspondent. Dans l’état de rêve, nous empruntons de façon naturelle un corps subtil qu’on appelle « corps de rêve », mais généralement, nous n’avons pas vraiment conscience de cela10. Les pratiquants avancés dans les pratiques du Bouddhisme tantrique développent, grâce à un entraînement à la méditation, la capacité d’utiliser consciemment leurs corps subtils. Ces différents types de corps ont des limites spatio-temporelles plus étendues et c’est ce qu’on utilise pour le développement spirituel car on a accès à la réalité à des niveaux de plus en plus profonds.

Au niveau le plus subtil se trouve un corps-esprit extrêmement pur11. Malgré cela, dans ce corps-esprit, on peut distinguer un aspect extrêmement subtil d’ « incorporation » et un aspect extrêmement subtil de « nature d’esprit », ; à la fin, les deux sont unis inséparablement. Selon la vue du Bouddhisme tantrique, il semble que cette unité du corps et de l’esprit soit à la base de toute existence. A ce niveau, il est dit que la limite spatio-temporelle est considérablement élargie.

Cependant, à tous les niveaux, l’ « esprit » se trouve nécessairement en interrelation avec un aspect « corps ». L’aspect corps pose le cadre de l’expérience de l’esprit. C’est ainsi qu’une « incorporation » plus subtile permet un fonctionnement plus subtil de l’esprit qui conduit à une expérience plus profonde de la réalité en terme d’ouverture de plus en plus grande de la dimension temporelle et spatiale.

3. The Interrelationship of Energy and Matter

La prise en considération du niveau le plus profond de l’interrelation du « corps » et de l’ « esprit » finit par nous conduire au commencement de l’évolution. L’interrelation de l’énergie et de la matière doit être examinée à ce niveau si nous voulons vraiment comprendre l’interrelation entre le « corps » et l’ « esprit » ainsi qu’entre le sujet et l’objet dans tout ce que cela implique. La compréhension des cinq (ou six12) « origines élémentaires»13, qui sont dites , dans ces anciennes traditions, être en lien avec l’origine énergétique de la matière14, est peut-être la clef de la compréhension de l’interrelation fondamentale entre l’énergie et la matière. Les origines élémentaires possèdent respectivement les fonctions de matérialisation (origine élémentaire terre), cohésion (origine élémentaire eau), maturation (origine élémentaire feu), mouvement et expansion (origine élémentaire air) et finalement de la potentialité de toutes les forces (origine élémentaire espace) ainsi que la nature de conscience (origine élémentaire esprit).

Le déploiement depuis le champ énergétique / potentiel vers la matière, à ce niveau primordial a été décrit de la façon qui suit15. Si une unité indissoluble de quatre forces originelles élémentaires (terre – eau – feu – air – origine élémentaire) rencontre une autre unité indissoluble identique, alors quelque chose de nouveau vient à l’existence. L’énergie se cristallise en un aspect formel extrêmement subtil pour constituer ce qu’on appelle les « particules objet des sens » qui sont maintenant neuf en incluant l’origine élémentaire. A partir de là, cette cristallisation de l’énergie-matière se déploie à des niveaux de plus en plus grossiers jusqu’à ce que nous la percevions comme objets des cinq sens, ce qui forme notre monde matériel. En même temps, le processus inverse de résorption de la matière dans son origine énergétique se produit sans cesse. Ce processus de production et cessation simultanées et continues peut être vu comme la pulsation fondamentale ou la « respiration » de l’univers.

Dans ce processus de résorption de la matière dans le champ / potentiel énergétique, même au niveau le plus grossier de la matière, l’énergie vivante des « origines élémentaires » persiste. L’univers manifesté est donc à chaque instant lié inséparablement à son origine énergétique et cette énergie imprègne continuellement la matière dans toutes ses formes et variétés. Ceci constitue l’interrelation fondamentale ou l’unité de l’énergie et de la matière.

Il est implicite dans le paradigme des trois unités interreliées de sujet et objet, esprit et corps, et énergie et matière que l’interrelation et l’unité de la matière et de l’énergie forment la base de l’interrelation et de l’unité de l’esprit et du corps qui, à son tour, forme la base de l’interrelation et de l’unité du sujet et de l’objet. Ce n’est que par l’existence des interrelations entre ces trois unités interreliées que tout est possible : en particulier, la nature de cause et d’effet des phénomènes, leur nature interreliée et tout le développement des mondes intérieur et extérieur, incluant le développement personnel et spirituel ainsi que toute forme d’évolution, de transformation et de changement.

Conclusion

Unité dans la Dualité implique l’utilisation directe d’une sagesse immémoriale et universelle qui constitue le cœur de la tradition de la science intérieure bouddhiste. C’est la compréhension de la nature interdépendante de tout ce qui existe dans un but de développement personnel. Cela devient possible grâce à une préparation et par une présentation toutes spéciales de cette sagesse telle que l’a développé Tarab Tulku XI dans son approche méta-religieuse et méta-culturelle. Par l’application et l’adaptation personnelle de cette sagesse, nous pouvons retourner à une expérience de nous-mêmes plus profonde, plus naturelle et donc plus saine et nous pouvons reprendre le pouvoir sur notre vie. Nous pouvons tous convenir qu’un sujet vraiment fort, qui garde le pouvoir sur lui-même sans faire de projections basées sur des vulnérabilités peut avoir une influence réelle et transformative sur la société et, de ce fait, contribuer de façon constructive à la survie de l’environnement mondial et donc de l’humanité de la meilleure façon qui soit.

1 Voir « Scientific Expedition to Various Countries », Tibet 1990 (ISBN 7-80589-002-1/z.1) de Guendune Tcheupel (Gendün Chöpel) sur l’origine des Brahmanes.

2 Tib. : Sems-rig

3 Le sujet ne fait généralement pas clairement l’expérience de cette distinction. Dans l’expérience subjective, la perception sensorielle est immédiatement soumise à une interprétation cognitive. Cette dernière est alors prise comme étant « la » réalité. (pour plus d’explications : « Les trois disciplines de la formation Unité dans la Dualité).

4 L’école Yogacara ou Cittamatra

5 Tib. : Bag-chags

6 A ce niveau extrêmement subtil, « soi » doit être compris dans le sens de l’identification primordiale de la conscience fondamentale avec elle-même, et « autre » aussi dans le sens d’une « expérience » primordiale de la conscience fondamentale se rapportant à l’ « autre ».

7 Cependant, il est important de noter que la science interne bouddhiste n’est pas comparable aux philosophies idéalistes.

8 D’après la science interne bouddhiste, les véritables capacités perceptives ne peuvent pas être attribuées aux organes sensoriels physiques, mais plutôt à des capacités sensorielles de type énergétique.

9 Tib. : Yid-lus

10 Il y a une exception à cela lorsque quelqu’un maîtrise ce qu’on appelle le corps-esprit du rêve lucide.

11 Tib. : rLung-sem

12 Le sixième « élément originel » est dû à une différentiation plus tardive du cinquième « élément originel ».

13 Tib. : ‘Byung-ba

14 Tib. : ‘Byung-gyur où ‘Byung signifie élément originel et Gyur signifie : apparaître de.

15 Voir l’Abhidharmakosha de Vasubandu.