Le pouvoir libérateur des émotions

Les émotions sont une catégorie de sensations qui ne sont généralement pas différenciées de la conceptualisation et le plus souvent entretenues par elle, ce qui entraîne une répression de la base ressentie pure.

L’émotion, étant la protection de l’autoréférence vulnérable, est une porte importante d’accès à la structure sous-jacente dont elle est issue. En retirant l’attention à l’objet pour entièrement la porter sur le sujet, nous unifiant à l’expérience du ressenti émotionnel, la racine de l’émotion, la structure problématique peut s’épuiser elle-même et nous entraîner à l’intérieur d’un processus de mort de l’identification vulnérable de nous-mêmes. En ce sens, l’émotion, qui en elle-même a une certaine force énergétique, au lieu d’être un agent destructeur, peut être libérée donnant place à une énergie créative, constructive et transformante.


L’émotion peut être libérée de son potentiel destructif donnant place une énergie créative, constructive et transformante. Les émotions étant mêlées à la conceptualisation, il en résulte une répression de la base purement ressentie. Les émotions étant la protection d’une identification, elles sont la porte d’accès aux structures sous-jacentes dont elles sont issues. En traitant directement la base ressentie, il devient possible de réaliser la connexion interreliée entre le ressenti de soi et l’expérience de l’objet, la réalité. Cette réalisation étant la base du développement de soi – personnel et spirituel – donne en même temps accès aux capacités d’utiliser les émotions dans le but d’épuiser les structures problématiques sous-jacentes elles-mêmes.

L’expérience au delà de la fixation du langage

Toucher terre – faire corps avec la réalité au delà des barrières culturelles et individuelles

Tout au long de notre processus d’apprentissage, qui est un processus d’ « acculturation », nous avons créé des empreintes qui vont influer sur notre façon de faire l’expérience de la réalité. Quand nous apprenons une langue, il ne s’agit pas seulement d’apprendre les mots que nous ferons nôtres pour nous exprimer, cela implique un processus spécifique de sélection – dont nous ne sommes pas habituellement conscients – qui est l’essentiel, le principal de tout processus d’apprentissage d’une langue.


Par le processus d’acculturation, nous allons choisir et nommer ce qui apparaît au niveau sensoriel. Ce choix est la cause et le résultat du déploiement d’empreintes de langage continues créées tout au long de l’apprentissage de la description de la réalité qui est de plus influencé par les expériences précédentes et les ressentis autoréférentiels personnels.

En permanence, lorsque l’esprit conceptuel (qui est la conscience qui utilise le langage comme outil de perception) est en fonction, il décrit la réalité au moyen de mots. Cette description de base nous amène ensuite à faire notre expérience de ce qu’on voit de la réalité en conséquence (que nous prenons à tort pour être la réalité sensorielle). Puis, nous aurons un ressenti de l’apparence de la réalité en rapport. Donc, lorsque nous sommes dominés par l’esprit conceptuel, nous gérons fondamentalement une réalité abstraite que nous figeons au moyen de la dénomination et de la description.

Ce processus sélectif est la raison pour laquelle, d’une culture à une autre, nous avons différentes façons de faire l’expérience et même, à l’intérieur d’une culture, entre les personnes. C’est aussi pourquoi des problèmes surgissent lors de la traduction d’une culture ou/et d’une langue à une autre, car dans toute culture, chaque langue est construite en fonction de l’ensemble de son interprétation de la réalité tenue pour acquise.

Comprendre ce processus et en prendre conscience nous permet progressivement de retrouver une liberté en ce qui concerne notre façon de décrire / figer et d’expérimenter autrement la réalité. C’est là que nous trouvons une opportunité de changer : lorsque nous devenons capables de choisir et nommer différemment de façon à avoir un nouvel angle conceptuel et une apparence et un ressenti de la réalité en conséquence.

Tout au long, nous pouvons nous permettre d’accorder plus de confiance aux expériences sensorielles ordinaires et même plus profondes, car elles forment la base commune de l’expérience de la réalité humaine, au delà des barrières individuelles et culturelles et nous apprennent à utiliser les capacités conceptuelles surtout comme des outils servant à décrire la réalité sensorielle. C’est ainsi qu’au lieu de nous fier à une fixation de la réalité culturellement et personnellement déterminée, nous pouvons être en contact avec une réalité intérieure et extérieure qui de plus permet de voir les processus constants de changement et de transformation de nous-mêmes et de la réalité extérieure.

A condition de ne pas nous laisser prédéterminer par l’esprit conceptuel et sa fixation de la réalité et à condition de nous ouvrir à toutes les possibilités et opportunités de faire l’expérience de la réalité, nous pourrions devenir bien plus responsables de notre réalité et changer en conséquence.

L’Ancienne Sagesse Tibétaine du Rêve

La maîtrise du rêve et des états imaginaires ouvre à de profondes compréhensions intuitives. Si on applique les techniques anciennes du rêve du Tibet, l’état de rêve (réel ou imaginaire) permet de grandes opportunités de gérer directement et radicalement des problèmes sous-jacents cruciaux qui dirigent sinon notre vie de manière inconsciente. Des méthodes pour se souvenir du rêve et entrer dans l’état lucide seront présentées pour nous aider à soigner et transformer nos structures mentales inadéquates ainsi que pour nous apprendre à cultiver une compréhension intuitive profonde. La maîtrise de ces méthodes nous donne accès à notre force d’être la plus profonde.


L’Ancienne Sagesse Tibétaine du Rêve

Chaque nuit quand nous nous endormons, un vaste trésor d’informations s’ouvre à nous que nous pouvons utiliser pour nous libérer de nos limitations et avancer vers une plus grande plénitude et un plus grand bien-être. Nos rêves, bien loin de n’être que de simples répétitions dénuées de sens de nos expériences de la journée, sont des portes d’accès au mystère de nos domaines intérieurs et au delà, et des opportunités de transformation. Parce que l’état de rêve est un état énergétique, un travail habile peut donner une possibilité de compréhension intuitive de domaines impénétrables de notre réalité par ailleurs soumise à la matière et apparemment solide.

Ce cours intensif sur le rêve, basé sur Unité dans la Dualité, programme développé par le maître tibétain Tarab Tulku XI, est une introduction à certains aspects de la tradition du rêve chamaniste et du yoga du rêve bouddhiste et comprend des méthodes pour se souvenir des rêves et gagner en lucidité dans l’état de rêve ainsi que d’autres techniques pour aider les étudiants à développer une facilité à utiliser directement les rêves dans un but de développement personnel. L’emploi de ces anciennes méthodes indo-tibétaines donne au pratiquant de puissants outils pour traiter directement et radicalement les problèmes émotionnels et psychologiques sous-jacents qui se manifestent dans le rêve.

Le rêve lucide
Mobiliser la créativité de l’inconscient

Le Tibet possédait deux traditions spécifiques pour traiter les rêves et les utiliser dans l’état de rêve : la tradition chamanique et la tradition du yoga du rêve indo-tibétaine.
La tradition chamanique du travail sur le rêve est d’origine pré-bouddhiste. Un aspect essentiel des méthodes de ce type de travail sur le rêve se déroule en état de rêve lucide. Lorsqu’il est confronté à une négativité, le pratiquant fait appel à son esprit protecteur pour l’aider à vaincre l’esprit qui se manifeste comme l’agresseur du rêve – ce faisant, il se soigne. Une autre méthode, qui utilise aussi un esprit protecteur, consiste à utiliser l’état de rêve pour prendre des décisions importantes ou prévoir l’avenir.

La pratique du yoga du rêve indo-tibétaine est originaire de l’Inde. On l’utilise aussi dans l’état de rêve lucide – un état de clarté et de conscience à l’intérieur du sommeil. La nature de l’état de rêve est perçue dans ce cadre comme étant un état énergétique, ce qui signifie que c’est un état d’être subtil avec un écart moins grand entre le corps et l’esprit, et le sujet et l’objet. A l’origine, les yogis tibétains pratiquaient différentes sortes de méditation dans l’état de rêve lucide car il était supposé, du fait de sa nature énergétique, être une étape importante dans le développement personnel et la transformation spirituelle en permettant progressivement de mieux comprendre et de transcender les différentes couches de réalité.

En s’appuyant en partie sur la pratique du yoga du rêve tibétain et en partie sur la tradition pré-bouddhiste du rêve lucide, Tarab Tulku XI a développé des méthodes thérapeutiques très profondes. Le sujet dans le rêve ainsi que les apparitions du rêve sont des constellations énergétiques de structures mentales imprimées. L’emploi de ces anciennes méthodes de rêve dans un état de rêve réel ou imaginaire donne au pratiquant une grande opportunité de traiter directement et radicalement les problèmes-clés sous-jacents qui se manifestent dans le rêve et qui sinon dirigent nos vies inconsciemment. Etant un état énergétique, l’état de rêve donne aussi la possibilité de comprendre intuitivement des matières autrement impénétrables depuis notre  réalité liée à la matière et solidement créée.

Pendant ce cours, la théorie de la tradition du rêve chamanique et les méthodes du yoga du rêve indo-tibétain seront enseignées, avec les méthodes originales pour se souvenir des rêves et gagner en lucidité dans le rêve. Nous discuterons pourquoi et comment les techniques du travail de rêve U.D. fonctionnent dans le traitement de nos structures mentales altérées et les participants seront entraînés à entrer dans le corps-esprit imaginaire, utilisant les consciences sensorielles subtiles autant que possible.

Ainsi, les méthodes de rêve originelles deviennent utilisables et nous permettent de travailler directement avec le matériel du rêve dans un but de développement personnel et de début d’une transformation spirituelle.

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La mort – Clé de la création

La peur s’élève lorsqu’on s’identifie à ce qui est sujet au changement. Le processus de mort et de re-naissance est montré dans les Tantras les plus élevés comme un moyen d’accéder à la racine énergétique de l’existence. Ces méthodes, que Tarab Tulku XI a extraites pour nous les rendre accessibles, sont un moyen de transformer les peurs du changement et de la mort, ainsi qu’un moyen de développer une expérience de soi plus équilibrée, ouverte et forte.


Dans l’ancienne tradition tibétaine, l’existence est vue comme étant sujette au mouvement continuel de création, existence et destruction. Ce mouvement continu ne se réfère pas seulement aux extrêmes de la vie en termes de naissance et mort, mais aussi à l’existence elle-même à chaque instant.

La peur s’élève chaque fois que ce à quoi on s’identifie est menacé. Fondamentalement, toutes les peurs sont donc liées à la peur du changement et ultimement, à la peur de la mort. Si on s’identifie à ce qui est sujet au changement, la peur s’élève naturellement. Alors que si on réussit à contacter une énergie plus subtile de soi-même – l’énergie fondamentale qui continue à travers le processus de changement – on continue à prendre part au processus naturel de transformation sans peur.

Dans ce cours, nous allons utiliser une série de pratiques ayant trait au changement, à la mort imaginaire et au processus de mort, pour nous laisser faire l’expérience de prendre part au processus de changement et de l’examiner au lieu de nous en écarter. Nous apprenons à transformer la peur du changement et de la mort et à renforcer notre être dynamique naturel.

Etant étroitement liés à la nature, les Indo-Tibétains ont compris comment utiliser tous les états naturels pour aiguiser la subtilité de l’être. Ils ont trouvé que l’état de mort était le plus profond et le plus unifiant de nos états naturels. Le point final du processus de mort, l’expérience de la claire lumière, est perçue comme la clé essentielle pour l’au-delà. Ainsi, les Indo-Tibétains ont-ils développé des pratiques pour aller consciemment dans un état similaire à la mort, utilisant le potentiel unifiant de cet état particulier pour poursuivre leur but d’aller au delà de la réalité composée et transitoire ou de l’existence dualiste.

Cet cours n’a pas tant pour objet d’aller au delà de l’existence dualiste que d’utiliser les méthodes que Tarab Tulku XI a développées – sur la base de l’essence des méthodes originelles traitant de la peur – pour gérer nos problèmes fondamentaux de développement personnel. L’essence de tout problème mental doit être trouvée dans sa connexion spécifique à l’auto-identité. En utilisant l’ancienne tradition tibétaine de transformation à travers l’expérience de la mort, on peut entrer dans le processus de mort de cette identité problématique. Par là, nous transcendons les structures mentales interreliées, qui font partie de l’autoréférence vulnérable, dans le but une fois de plus de gagner la véritable force de nous-mêmes.

De plus, le cours nous donne l’opportunité de nous familiariser avec des aspects de la très profonde pratique originelle de la mort indo-tibétaine dans le but de favoriser une vie créative en harmonie avec notre nature.

Introduction à la Philosophie et Psychologie Bouddhiste

Contrairement à une approche occidentale qui parvient à distinguer la philosophie en tant que discipline à la psychologie, dans la vue de l’Unité dans la Dualité il est tout à fait impossible de répondre à la question : “Qu’est-ce que la réalité ?” sans s’interroger sur “Qui suis-je ? Comment est-ce que je parviens à percevoir cette réalité ? Qu’est-ce que je perçois en fait ?”.


Pourquoi un événement à l’intérieur d’une même famille est vécu par chacun de manière différente ? Car chacun d’entre nous construit sa propre réalité. Il n’y a pas une réalité. Il y en a autant que de personnes vivant l’événement. Comment construisons-nous notre réalité ? Voici la question fondamentale à laquelle nous commencerons à répondre car c’est seulement ainsi que nous pourrons véritablement :

  • Ne plus vivre la réalité comme angoissante
  • Réduire les sources de stress quotidien
  • Ne plus se vivre comme “victime” de son environnement
  • Devenir responsable, acteur de sa propre vie

Cette approche est avant tout expérientielle, et nous nous attacherons durant ces deux jours à commencer à percevoir ce qu’est la réalité et comment nous la construisons au travers d’exercices et de pratiques accessibles à tous, avec lesquels chacun pourra repartir pour approfondir son exploration.

Le soi est le noyau autour duquel nous créons notre réalité, et de ce fait il est aussi la clé pour changer nos expériences de la réalité. La psychologie, la psychothérapie et le développement personnel tibétain U.D. se basent sur les trois unités interdépendantes corps/esprit, sujet/objet et énergie/matière. Sans « corps » point d’esprit, sans « énergie » point de matière, sans un « sujet » qui perçoit point d’objet à expérimenter – l’objet dépendant entièrement du sujet.

Dans ce travail et de manière expérientielle, nous allons intuitivement atteindre une compréhension de ces unités, nous allons voir comment elles sont partie prenante de notre expérience, et nous explorerons de façon expérientielle les possibilités de modifier radicalement l’expérience de nous-mêmes afin de devenir plus harmonieux, plus ouverts et plus flexibles. La psychologie et la psychothérapie tibétaines U.D. placent de manière holistique la psychologie et la psychothérapie dans une étroite relation avec leur fondement philosophique. Ce fondement constitue la corrélation entre le corps et l’esprit, le sujet et l’objet, la matière et l’énergie. Au cours des dix dernières années, Tarab Tulku XI a développé une psychologie tibétaine accessible et compréhensible, et une psychothérapie basée sur les aspects universels de la tradition philosophique/psychologique tibétaine. Ce système, que nous présentons comme l’Unité dans la Dualité (U.D.) et qui trouve son origine dans les connaissances anciennes, a désormais évolué vers un système parfaitement adapté pour répond

Intégrer et maîtriser les énergies de la nature

Dans le but de transcender nos peurs, nos aliénation et nos projections, et d’éveiller le potentiel d’être dans l’harmonie naturelle du corps et de l’esprit, Tarab Tulku XI a dans ce cours présenté des pratiques indo-tibétaines originales et des méthodes de développement personnel non traditionnelles qu’il a développées sur la base de sa profonde expérience et connaissance de la philosophie et de la psychologie indo-tibétaines et depuis sa compréhension de la mentalité occidentale.


Dans la tradition tantrique tibétaine, l’unité de l’énergie la plus subtile de l’esprit et de l’énergie la plus subtile du corps est la clé principale de tout développement personnel et transpersonnel. Réaliser cette unité intrinsèque corps-esprit est le moyen de transcender la dualité ou la réalité relationnelle.

Cependant, même à l’intérieur des limites de notre existence normale, dans les situations de la vie ordinaire, la relation entre le corps et l’esprit est d’une importance cruciale : plus est grande la séparation entre le corps et l’esprit, moins nous sommes capables d’être dans l’expérience présente de la réalité et plus il est difficile pour nous de gérer correctement nos situations de vie. Un des effets de cet état est le manque de satisfaction dans la vie. Alors que le flot naturel des énergies de notre corps et de notre esprit créée une expérience de complétude et de présence dans tout ce que nous faisons. Lorsque le corps et l ‘esprit sont en harmonie, nous faisons l’expérience de la plénitude de la vie et de la plénitude de nous-mêmes.

Harmoniser les énergies féminines et masculines

La plupart des gens en Occident pratiquent la méditation dans l’espoir d’améliorer les conditions de leur existence. S’ils se tournent vers la méditation ou les pratiques avec l’énergie, c’est en croyant à quelque miracle qui va transformer les situations désagréables et apporter l’harmonie dans leur vie. Dans la perspective bouddhiste, la méditation est envisagée de façon tout à fait différente. On sait qu’en faisant telle ou telle pratique, on va se développer intérieurement et se transformer. Ce sont les causes intérieures qui ont besoin d’être changées, ce qui se fait à travers la méditation. Cela n’a rien de miraculeux, on sait comment intervient ce changement. On procède ainsi d’étape en étape en se développant et en allant vers une transformation. La méditation, qui est aussi un travail avec l’énergie, comprend plusieurs niveaux et beaucoup de méthodes différentes pour l’aborder.


Nous possédons tous deux types d’énergie. Il y a un type d’énergie plus tourné vers l’intérieur, vers les sensations, plus calme ; un autre type d’énergie tourné vers l’extérieur, le conceptuel, le mouvement, plus actif. Quoi que nous fassions dans la vie courante, nous avons besoin de ces deux énergies et il est important qu’elles fonctionnent ensemble, de façon équilibrée, en se soutenant l’une l’autre. Si elles s’opposent, on a des problèmes. Mais il ne s’agit pas d’une égalisation mathématique, cinquante-cinquante entre les deux formes d’énergie. Tout dépend de la situation. Il y a des moments où nous avons plus besoin d’énergie masculine plus extérieure, plus active ; l’énergie féminine est encore présente, elle ne s’oppose pas à la première mais la soutient. L’expérience sera donc plus harmonieuse. Pour une action plus extérieure, il y aura des problèmes si l’énergie féminine prédomine.

D’un point de vue pratique, pour harmoniser nos propres énergies féminines et masculines, nous pouvons procéder de trois façons: la première, en nous connectant à notre énergie corps/esprit de surface, grossière, à l’intérieur de nous-mêmes, énergie reliée à la fois à notre corps et à notre esprit. La seconde, plus ancrée dans la tradition bouddhiste en contactant une énergie plus subtile qu’on pourrait appeler énergie unitaire. La troisième, en se reliant aux énergies ordinaires de la nature ou de l’univers. Au cours de ce week-end, nous explorerons ensemble ces diverses approches, afin de développer les outils qui nous permettront de développer cet équilibre de nos énergies masculines et féminines, nécessaire à une vie harmonieuse.

Développement personnel et transformation de soi

Selon les principes bouddhistes, ce que nous identifions comme étant soi, n’existe pas en luimême,
ni par lui-même, mais ne se manifeste que sur un plan relationnel.
Pour autant, il y a toujours un sentiment de nous au centre de nos expériences, une base ressentie qui,

lorsqu’elle est contactée en profondeur, ouvre la possibilité de faire une expérience agréable et harmonieuse de nous-mêmes et du lien à tout ce qui nous entoure.
Durant ce week-end les participants seront amenés, à travers des méditations guidées, à interroger ce à quoi ils s’identifient comme étant soi et à se reconnecter à une base
ressentie plus profonde d’eux-mêmes,

à partir de laquelle s’ouvre naturellement la possibilité de vivre une réalité plus agréable et harmonieuse.
Ils seront guidés progressivement vers cette profonde compréhension en théorie et en pratique, pour se reconnecter à cette sagesse intérieure, universelle.

Combattre le stress

Gérer le stress

Nous sommes tous familiarisés avec le tremblement nerveux, le mal de dos, le mal d’estomac et le fait de tourner en rond et aussi d’être trop nerveux pour ressentir notre propre être – c’est ainsi que nous rendons nous-mêmes difficile de nous sentir bien et adaptés et qu’au contraire, nous nous sentons perdus et n’avons pas de vue d’ensemble. Ceci pourrait être considéré comme les premiers signes de stress. Le stress est devenu une condition largement répandue.

Il y a beaucoup de théories sur comment changer notre manière d’être stressée. D’après Unité dans la Dualité, en partie à cause de notre façon de vivre moderne hyper-rationnelle, nous n’avons pas d’harmonie et d’équilibre dans notre monde intérieur et donc, nous développons plus facilement que jamais du stress et des maladies liées au stress. Pour aller à la racine du problème, il nous faut comprendre vraiment nos tendances sous-jacentes, gagner en lucidité et essayer de les changer.


Ici, il nous faut séparer en deux catégories les causes de stress et donc partiellement facteurs de stress : les facteurs extérieurs et les facteurs intérieurs. Les facteurs de stress extérieurs, sans parler de la violence mentale et physique, tiennent principalement au fait que tout dans notre société se produit à une vitesse très élevée et que les niveaux d’information et leurs exigences s’accroissent rapidement. Les facteurs de stress intérieurs viennent spécifiquement de nos tendances de plus en plus répressives et projectives, du fait de notre condition autoréférentielle générale associée à un corps et un esprit généralement divisés et dominés par l’aspect conceptuel / rationnel de nos capacités mentales.

Selon Unité dans la Dualité, nous ne devenons vraiment stressés que lorsque nous sommes divisés. Il est donc très important d’entretenir une relation intérieure équilibrée. Les sens nous ramènent au présent et à la réalité humaine communément partagée et réduisent donc le stress par ces deux aspects. La sensation corporelle nous amène aussi à la proximité de notre sensation d’être intérieure et authentique et de notre force intérieure, ce qui réduit la peur. En même temps, elle nous amène en contact aussi avec le ressenti autoréférentiel qui détermine le centre à partir duquel notre réalité se développe, ce qui permet de changer les autoréférences vulnérables dérangeantes.

Notre fonction conceptuelle étant abstractive et la réalité conceptuelle ne reposant que sur les mots que nous utilisons pour nommer, elle est extrêmement sensible aux expériences autoréférentielles négatives préparant le terrain d’expériences négatives et destructrices de la réalité pour nous-mêmes et les autres. Ces tendances font leur chemin et sont la cause indirecte de stress, spécialement lorsque ce type de conscience est dominant. Notre domination conceptuelle générale, en particulier lorsqu’elle est associée aux vulnérabilités est donc aussi une composante directe du stress.

D’après Unité dans la Dualité, si nous nous occupons de ces facteurs de stress intérieurs et les réduisons, nous serons beaucoup plus résilients si des facteurs de stress extérieurs s’élèvent. Dans ce cours, nous basant sur les interrelations mutuelles entre le corps et l’esprit et l’esprit et les phénomènes (sujet-objet), nous allons examiner comment réduire le stress d’après ces principes.

Ce cours s’adressent à tous les horizons de vie : aussi bien les gens ordinaires que les psychiatres, les psychologues et les psychothérapeutes.

Autoréférence

Changer la réalité en changeant l’identification malsaine à nous-mêmes

D’après le Bouddhisme, en tant qu’êtres vivants, nous tenons à un soi, à l’existence d’un soi, que nous croyons exister indépendamment en lui-même et par lui-même. Les enseignements bouddhistes nous aident à réaliser que ce supposé soi existant indépendamment est une illusion.


Cependant, l’autoréférence à laquelle nous nous identifions ou prenons pour être moi à chaque instant est le centre autour duquel se déploie notre réalité. Nous passons une bonne part de notre vie à essayer de maîtriser notre réalité en manipulant notre environnement extérieur, ce qui finit souvent par nous rendre totalement déterminés par l’extérieur, ce qui n’est pas le plus opportun. Au contraire, en devenant de plus en plus conscient du ressenti autoréférentiel et en étant à son contact, on peut avoir une réelle opportunité de le changer ou de le transformer si nécessaire en une autoréférence plus saine et regagner ainsi une influence ou même la maîtrise sur notre propre réalité.

Nous pourrions aussi dire autrement qu’en tant qu’êtres vivants, nous existons d’un façon spéciale, dualiste, et que nous tenons consciemment ou inconsciemment à un niveau énergétique à un soi indépendant, existant par lui-même. Si nous relâchons cette fixation à un soi, qui n’existe pas de cette façon, nous avons l’opportunité d’atteindre une essence plus profonde de notre être et de découvrir la nature d’être dynamique.

Pendant le cours de week-end  sur l’autoréférence, nous explorerons tous ces niveaux en théorie et en pratique, et trouverons des outils pour transformer notre expérience de la vie quotidienne.