Livre de Tarab Tulku XI

Les rayons brillants de la nature interreliée / Science interne de l’esprit et des phénomènes dans le Bouddhisme
Nang-Don Rig-Pa’i gZhung-Las Byung-Ba’i Sems-Kyi Tshan-Rig rTen-‘Drel sNang-Ba’i gZi-Byin (Science interne de l’esprit et des phénomènes basée sur les relations interdépendantes), a été édité (en Tibétain seulement).

Le livre peut être commandé à :
Tarab Ling : infotarabling@gmail.com
The Foundation Tarab Institute International : info@tarab-institute.org qui vous donneront plus de précisions

Cependant, la première édition du livre de Tarab Tulku XI est déjà épuisée.


Le cabinet privé de SA Sainteté le Dalaï Lama a fait le nécessaire pour que le livre de Tarab Tulku XI soit imprimé à l’Institut Norbulingka, édité par Ku-ngo Kalsang Yeshi.
Cependant, la première édition du livre de Tarab Tulku XI est déjà épuisée.

Tarab Ling Dehradun va éditer une traduction anglaise du livre de Tarab Tulku XI « Science interne de l’esprit et des phénomènes basée sur les relations interdépendantes ». Lorsque l’ouvrage sera disponible, l’annonce en sera faite sur cette page.

Unité dans la Dualité – Rapport Tendrel – 1. Introduction

1. Introduction

Du 10 au 13 Octobre 2002, la Conférence Internationale Unité dans la Dualité – Tendrel sur la Science et les Humanités se tenait à l’Hôtel Bayerischer Hof à Munich, en Allemagne. Y participaient Sa Sainteté le XIVème Dalaï LamaTarab Tulku XI (initiateur de la Conférence) et des scientifiques de haut niveau provenant d’une variété de disciplines académiques de différents endroits du monde. La conférence a été suivie par environ 700 personnes.

En prélude à la conférence, tous les scientifiques participèrent à une Réunion Pré-Conférence d’une journée sur Unité dans la Dualité – Tendrel qui fut, à sa fin, honorée de la présence de Sa Sainteté le Dalaï Lama.

Dans la tradition des échanges conduits par Sa Sainteté le XIVème Dalaï depuis de nombreuses années avec d’éminents scientifiques occidentaux et des savants, le Docteur en philosophie / Guéshé Lharampa Tarab Tulku XI organisa la Conférence Internationale sur la Science et les Humanités UNITÉ DANS LA DUALITÉ – TENDREL.

A l’invitation de Tarab Tulku XI, S.S. le Dalaï Lama ainsi que les scientifiques et les savants dans le domaine de la biologie, de l’astrophysique, de la physique, des neurosciences, de la psychologie et de la philosophie explorèrent le paradigme central d’UNITÉ DANS LA DUALITÉ – TENDREL dans le but de mettre en évidence l’union de l’ancienne sagesse « interne » indo-tibétaine et de la science moderne.

Alors que les découvertes de la science occidentale ont été principalement utilisées pour encourager le développement matériel, la connaissance vécue incluse dans la philosophie orientale et sa « science de l’esprit et des phénomènes » puissamment enracinée ont été utilisées pour favoriser l’harmonie intérieure et le développement spirituel selon une ligne continue depuis 2500 ans. Par l’union des connaissances universelles de l’Orient et de l’Occident, cette ancienne sagesse pourrait avoir un profond impact sur les dimensions personnelle, sociale et environnementale de notre monde moderne.

C’était le vœu de Tarab Tulku XI que la CONFÉRENCE UNITÉ DANS LA DUALITÉ – TENDREL, par sa collaboration avec la recherche moderne, soit une étape vers le déploiement de toutes ses puissantes implications afin de créer l’harmonie intérieure et extérieure et sa mise en œuvre dans le domaine des relations humaines et de la préservation de la nature.

« Soi » et « Etat sans soi »

Soi et Etat sans soi – approche Unité dans la Dualité

Les entités de soi n’existent pas en elles-mêmes et par elles-mêmes – c’est un principe bouddhiste. Cependant, lorsque les bons composants s’assemblent, une entité de nature relationnelle existant conventionnellement apparaît.


« Etat sans soi » implique qu’aucune auto-entité ontologiquement indépendante n’existe. Cependant, toute existence, quelle que puisse être sa subtilité, implique toujours une autoréférence comme son centre d’expérience. Les participants seront conduits vers cette profonde compréhension en théorie et en pratique, pour prendre part à cette sagesse intérieure de nous-mêmes, pour accroître la force intérieure originelle d’être.

Shamata & Vipassana

Entrer dans la dimension spirituelle
Shamata et Vipassana selon Tarab Tulku XI

Dans cette retraite d’été, nous discuterons et examinerons ensemble shamata et vipassana et l’importance d’obtenir les deux pour entrer dans la dimension spirituelle selon la ligne de l’enseignement Unité dans la Dualité de Tarab Tulku XI.

Il y a de nombreuses pratiques de méditation ayant pour objectif l’obtention de shamata. Nous en présenterons certaines, par exemple, l’utilisation des « couleurs » et la méditation de visualisation de l’ « élément » qui améliorent notre subtilité, tel que présenté dans l’Abhidharmakosha de Vasubhandu. Nous utiliserons aussi les méditations du « son » et de la « nature de l’esprit » pour entrer dans une plus profonde expérience de l’unité, semi-shamata. Et pour finir, sur cette base, nous essayerons d’utiliser les forces subtiles de l’intellect pour nous entraîner au semi-vipassana, approfondissant ainsi notre compréhension et notre réalisation de nous-mêmes et de la réalité.

Tarab Tulku XI a construit son entraînement à la méditation sur une tradition dérivant de l’université de Nalanda, dans le Nord de l’Inde telle que décrite par Kamalashila (env. 740-796) puis développée par les maîtres tibétains comme Tsongkhapa, fondateur de la tradition Gelug – l’école du Dalaï Lama. Il est mentionné très clairement dans cette tradition que sans l’obtention de shamata et vipassana, nous n’avons pas de porte d’entrée au développement spirituel, et l’union de shamata et de vipassana est la base pour développer tout niveau de méditation.

Un aspect de shamata est l’utilisation des « yeux de l’esprit », c’est-à-dire d’un « corps d’énergie » tel que le corps de rêve par lequel la méditation de visualisation est une méthode de génie, mais pas la seule.

Shamata est de la nature de l’absorption méditative (samadhi) et décrit une série d’états unifiés donnant lieu à une expérience de béatitude de plus en plus profonde et forte qui est nécessaire à la progression sur le chemin spirituel. Dans ce processus, les réalités conceptuelle et imaginale diminuent pour finalement, au 3ème niveau de méditation, laisser place uniquement à la « conscience du ressenti » de l’union sujet – objet, corps – esprit et matière – énergie (champ potentiel).

Dans la tradition de Kamalashila, sur la base de l’unité unipointée de l’esprit subtil, de l’esprit et de la réalité subtile à différents niveaux d’existence, vipassana peut être décrit comme le moyen méditatif, utilisant les capacités conceptuelles raffinée de Jnana (Tib. : sherab), d’améliorer la réalisation, la progression vers « la vacuité », « la nature de l’esprit et des phénomènes », « la nature de Rigpa » ou « la nature de l ‘unité » – Shamata et Vipassana étant les moyens de transformation sur la voie.

Révéler les ressources naturelles d’énergie

Harmoniser les énergies masculine et féminine

Equilibrer l’énergie intuitive et rationnelle l’une à l’autre et créer un « flux » d’énergie libre est essentiel pour créer une harmonie entre soi-même et l’environnement. Les ancrer dans le centre du cœur libère la plus puissante énergie curative dont l’être humain dispose.


Selon l’ancienne sagesse du Tibet, il est possible d’atteindre un niveau d’énergie subtil où la différence entre l’aspect physique et mental de notre être n’a plus sens. Ce niveau énergétique est ce à quoi se réfère l’énergie des chakras.
Au niveau de l’énergie des chakras, les énergies subtiles de notre être circulent librement, se renforçant l’une l’autre dans une relation mutuelle. Le but véritable des pratiques de l’énergie des chakras est aussi d’unir l’énergie subtile des chakras psychophysique de l’intellect et les énergies des chakras psychophysiques de l’intuition-ressenti dans le chakra du cœur, afin de soigner la dualité et développer au mieux un « être d’énergie subtile ».

Pour les appliquer au niveau du développement personnel, Tarab Tulku XI a extrait les idées essentielles de la connaissance originale de la tradition de l’énergie des chakras et les a rendues disponibles et utiles aux peuples des cultures modernes.

Généralement, nous distinguons l’énergie physique et mentale, mais selon la compréhension indo-tibétaine, les aspects corps-esprit se suivent toujours l’un l’autre et ne peuvent exister séparément. Tout état d’esprit est lié à un certain niveau de corps et vice versa.

Les énergies corps-esprit ont de nombreux niveaux. En général, on peut les diviser en 3 : un niveau d’énergie corps-esprit grossier relatif au corps physique et à la conscience ordinaire dominée par la conceptualisation, un niveau plus subtil d’énergie corps-esprit des consciences sensorielles – c’est un niveau sur lequel on peut travailler si nous parvenons à aller au delà du niveau grossier ordinaire – et pour finir, le véritable niveau de l’énergie des chakras qui est lié à un corps-esprit subtil comme le corps de rêve.

Pendant le cours, nous allons d’abord travailler sur le niveau superficiel des énergies corps-esprit. Nous allons apprendre à les équilibrer et à favoriser l’expérience sensorielle directe, essayant ainsi d’en devenir familier, à accentuer et à équilibrer les énergies de l’intellect et les énergies de l’intuition-sensation-ressenti. A partir du niveau de l’expérience directe, il est possible de progresser dans l’expérience des consciences sensorielles. Cela donne l’opportunité de travailler à développer le courant et la coopération entre les énergies plus subtiles, pour élever le potentiel naturel et pour développer une communication mutuelle entre le corps-esprit et les énergies intérieures et extérieures.

Proximité à Soi – Ouverture au Monde

L’amour et la compassion sont liés à la capacité d’être ouvert à soi et aux autres. Etre ouvert implique faire un espace intérieur pour avoir l’expérience de ce qui « est » vraiment, sans projeter. La vision que nous avons des autres dépend de la relation que nous établissons avec nous-mêmes. Au delà du corps, des pensées, du langage et des émotions, il existe un niveau d’être qui implique le ressenti de l’existence sans nécessiter d’autre support que soi-même. Etablis dans notre état naturel d’être, sans avoir besoin du soutien des autres, nous nous sentons forts en nous-mêmes et pouvons nous permettre de donner de l’espace à l’expérience naturelle de nous-mêmes et des autres, ce qui, en retour, diminue nos projections.


Dans la vie de tous les jours, l’amour-compassion est lié à la capacité d’être ouvert à soi et aux autres. Si nous nous fermons à nous-mêmes, nous ne nous relions pas au monde d’une façon harmonieuse. Etre ouvert signifie, à un niveau psychologique comme à un niveau énergétique, créer une espace intérieur pour faire l’expérience de ce qui est vraiment, sans projection d’attentes et d’idées préconçues. Dans cet état d’ouverture, les aspects positifs et négatifs ne sont pas perçus comme contradictoires, ils coexistent naturellement.

Dans la tradition indo-tibétaine, il est primordial de nous connaître nous-mêmes en pénétrant dans notre nature profonde en vue de nous relier, à partir d’elle, à la nature profonde de l’Autre et du monde au sens large. C’est ainsi que la vision que nous avons de l’Autre dépend de la relation que nous établissons avec nous-mêmes.

Au delà du corps, des pensées, du langage et des émotions, il existe un niveau d’être qui implique la sensation d’exister sans l’aide d’aucun soutien autre que soi-même. C’est depuis ce niveau fondamental d’être que nous devons contacter l’Autre. Ainsi établis dans notre état naturel d’être, sans avoir besoin du soutien des autres, nous nous sentons forts en nous-mêmes et pouvons donc donner l’espace nécessaire à l’expérience naturelle de soi et des autres qui entraîne en retour une diminution des projections en lien avec le monde extérieur. Cette attitude d’ouverture est corrélée à la première étape de l’amour-compassion.

Perception et Réalité


La réalité telle qu’elle nous apparaît

Selon la Science interne indo-tibétaine, la perception ne se fait pas qu’à travers les sens, mais aussi conceptuellement et avec le ressenti. La réalité telle qu’elle nous apparaît est donc fortement influencée par les concepts et les ressentis. Si une personne est dans un état mental déséquilibré, il est facile aux autres de voir que la façon dont elle perçoit le monde n’est pas vraiment en relation avec la réalité. Cependant, même une personne relativement équilibrée aura des mauvais jours, où le monde entier semble lugubre et terne et de bons jours où tout va bien. Cette perception apparente est donc aussi dans une large mesure une création mentale, c’est-à-dire qu’elle n’existe pas là-dehors de la façon dont nous la percevons.


A un niveau général, nous partageons une certaine base dans une culture donnée et à l’intérieur d’une certaine société, où on s’accorde sur des conventions de valeur et de dénomination. Mais cela ne signifie pas que la dénomination ou la valeur convenue aient une réalité objective – nous ne faisons que partager une vision collective de la réalité.
Le seul critère restant pour contacter la réalité est donc la perception sensorielle. Mais même là, on ne peut se référer aux sens humains que comme co-créateurs d’une réalité humaine partagée. Si notre condition corporelle changeait, notre réalité sensorielle changerait aussi. La perception sensorielle subjective et l’objet perçu sont donc interreliés. Au-delà de la perception sensorielle (sujet) et de la réalité sensorielle (objet), il reste à découvrir un niveau plus profond de réalité, conduisant à percevoir la réalité comme un flux continu d’interconnexions mutuellement déterminées.

Mindfulness et Unity in Duality

Nous nous vivons la plupart du temps dépendants des conditions extérieures et sans beaucoup d’emprise sur la réalité. Nous sommes même souvent convaincus que la réalité dont nous faisons l’expérience existe extérieurement et indépendamment de nous. Nous sommes alors victimes de ces conditions et circonstances extérieures. Cependant, si je décide d’affronter les défis de la vie avec un esprit beaucoup plus clair et souple, il existe un raccourci pour être de nouveau maître de mes différentes capacités mentales et réaliser que la réalité dont je fais l’expérience est, d’une manière ou d’une autre, complètement interreliée avec celles-ci.


Une façon directe de couper court à tous nos comportements automatiques consiste à procéder aux 4 investigations de la Pleine Conscience reposant sur « Les quatre fondements de l’Attention », qui portent sur :

  1. le « corps » et la réalité qui lui est propre
  2. les tonalités de ressentis ou encore les « Ressentis auto-référentiels », selon la terminologie UD
  3. les autres facultés mentales et les réalités correspondantes
  4. les phénomènes, du point de vue de la dynamique de la conscience et des facteurs déterminants qu’il va être possible de modifier, afin que la réalité m’apparaisse sous son meilleur jour.

Au cours de cet atelier, nous allons aborder ces investigations, centrales dans l’approche UD, pour aller vers un regain de liberté. Nous serons alors en capacité de faire face et de gérer les défis de la vie de façon appropriée, claire et flexible.

Mandala – Harmoniser l’homme et la nature

Nous allons explorer, enrichir et équilibrer les forces fondamentales de l’existence mentalement, physiquement et énergétiquement par la contemplation, la méditation et le dessin spontané du mandala – l’expression. Le dessin du mandala montre les schémas dominants à soigner pour obtenir un fonctionnement optimal des cinq forces élémentaires qui sont à la base de notre être et de tout ce qui est – et dont le mandala traditionnel est une expression à différents niveaux. Le fonctionnement harmonieux des forces de vie fondamentales est essentiel et indispensable à une continuation saine de l’existence de l’univers et de l’individu.


Mandala – Harmoniser l’homme et la nature

« Le mandala est une carte du cosmos, c’est tout l’univers dans son plan essentiel, dans son processus d’émanation et de résorption. Cependant, le mandala n’est pas seulement un cosmogramme mais plutôt un psycho-cosmogramme, le schéma de la désintégration de l’Un dans le multiple et la réintégration du multiple dans l’Un, la Conscience absolue, complète et lumineuse. Ainsi, le mandala est-il utilisé pour retrouver l’unité d’une conscience non détournée et pour restaurer en soi-même le principe idéal des choses. » Giuseppe Tucci, « Théorie et pratique du mandala ».

Le mandala traditionnel tibétain combine dans sa structure les cinq éléments, les cinq couleurs fondamentales et les sons des cinq syllabes germe – la base de notre être et celle de la nature elle-même. Tout cela se combine ensuite avec les cinq skandhas (notre existence psycho-physique), les cinq « attitudes psychologiques/émotionnelles fondamentales » et finalement les « Qualités des Cinq Bouddhas » – les « Sagesses Intrinsèques » qui sont à la base de l’existence en tant que telle.

Comprenant l’essence du mandala traditionnel, Tarab Tulku XI a créé des méthodes de développement personnel qui fonctionnent en contactant, enrichissant et équilibrant les qualités des cinq énergies élémentaires à un niveau physique, un niveau psychologique et un niveau énergétique dans le but de développer une connexion avec les énergies naturelles de l’existence intérieure et extérieure. Ces méthodes seront enseignées et pratiquées durant le cours.

De plus, les participants exploreront les différents phénomènes du mandala et, dans la mesure de leurs possibilités, soigneront et mettront à jour les connexions de leur psycho-cosmogramme en accord avec l’ancienne sagesse indo-tibétaine du mandala.

La nature fondamentale de l’unité Corps / Esprit

L’objectif de cet atelier est d’examiner notre réalité vécue grâce à des pratiques méditatives issues des méthodes directes de la tradition indo tibétaine. Cette exploration mène à un niveau profond d’unité, dont l’expérience ressentie constitue pour Tarab Tulku XI la voie d’accès à une véritable auto-guérison et à une grande plénitude.

Déroulé du week-end

Durant ce week-end, vous serez initiés à des méthodes originales permettant d’expérimenter et de comprendre l’interrelation Corps / Esprit tout en explorant ses différents niveaux et leurs réalités correspondantes. L’enseignement et les pratiques proposées vous permettront également d’appréhender l’interrelation entre le sujet (Corps / Esprit) et l’objet (réalité expérimentée) à des niveaux de plus en plus subtils.

Vous apprendrez à développer une relation Sujet / Objet plus subtile en vous établissant dans un niveau Corps / Esprit de plus en plus unifié, ce qui permettra de calmer l’esprit conceptuel et les émotions qui l’accompagnent. Vous en ressortirez avec un ressenti plus unifié de vous-même, plus connectés à votre base naturelle, avec un premier aperçu des projections que nous avons tendance à prendre pour la réalité.


Eclairages théoriques

Le corps pose, avec ses cinq sens, le cadre de référence de l’esprit. Le Corps / Esprit constitue un couple inséparable qui est supposé dans la tradition tantrique avoir différents niveaux, chacun déterminant une réalité spécifique, allant d’une réalité conceptuellement déterminée jusqu’à une réalité plus subtile reposant sur le principe de l’unité Sujet / Objet.

La tradition indo tibétaine offre de nombreuses méthodes pour aller au delà de la manifestation superficielle de l’esprit et atteindre notre nature intrinsèque. Les méthodes les plus directes pour accéder à la nature de l’esprit sont le Mahamudra, le Dzog-Chen et les méthodes de méditation du Vide / Sūnyatā.

La nature de “l’esprit” se caractérise par les qualités intrinsèques et unies de “sal ” et “rig” (termes tibétains), où “sal” se rapporte aux mouvements et vibrations les plus fins (dernière trace de matière et d’incarnation) ; et “rig” au principe de conscience ou “nature de conscience”.

Bien que “sal-rig” soit la base à partir de laquelle tous les aspects mentaux et physiques de nous-mêmes naissant et se développent, cette énergie subtile de Corps / Esprit ne nous est généralement pas accessible dans notre état d’être normal. Dans l’état normal, nous sommes surtout identifiés à l’esprit conceptuel et aux émotions qui y sont liées.